Stephan Eicher est un cas admirable. Admirable déjà par sa propension à ne jamais céder à une évidente facilité. En 1991, le Bernois explosait le Top 50 (minute nostalgie) avec le 45 tours (nostalgie toujours) de « Déjeuner en paix », puis un album qui a fédéré plus d’un million d’auditeurs enveloppés par la magie poétique du romancier Philippe Djian.
Au contraire d’un Bruel, l’Helvète prudent a refusé de tomber dans un star system purement mercantile en conservant sa vie durant la tête haute. Ce sont ensuite enchaînés des albums impeccables, des tournées rassembleuses et désormais, à l’orée de la soixantaine, une rétrospective enthousiasmante sur une carrière en tout point juste. Stephan Eicher est tout cela, honnête, cohérent, positif et bienveillant. Son dernier opus, le sublime Homeless Songsen est une magnifique démonstration. À ne pas rater, prochainement près de chez vous lors d’une tournée éponyme. Magique !
LE MAGAZINE vous souhaite un magnifique 1er août !!
