Avec une rigueur métronomique, Jean Christophe Grangé dissèque les âmes torturées de ses personnages en les propulsant régulièrement aux confins de la folie et de la violence la plus exacerbée. Après le succès d’estime de son premier thriller, « le vol des cigognes » en 1994, l’auteur a imaginé le personnage d’un flic tourmenté, obsédé par sa propre violence, le commandant Pierre Niémans embarqué dans une enquête trouble suite à la découverte d’un cadavre atrocement mutilé emprisonné par la glace. Ce roman fut un énorme succès puis rapidement un film « les rivières pourpres » fut mise en chantier. Jean Reno y incarnait le flic, là aussi ce fut aussi un gros succès et la carrière du romancier était définitivement lancée. France télévision ayant décidé de créer une série TV basé sur le flic Niémans, l’auteur a décidé de redonner vie à son personnage une vingtaine d’années après « les rivières pourpres » en écrivant des scénarios pour la TV. Après « la dernière chasse », adaptation en roman d’une histoire de la 1èresaison, Jean Christophe Grangé nous revient avec « le jour des cendres » propulsant à nouveau son héros et sa jeune collègue Ivana dans une enquête bien cauchemardesque. Idéalement, ne rien savoir le moins avant d’entamer la lecture d’un roman, assure un vif plaisir. Autant ne rien dévoiler afin de vous laisser vous faire happer par la maestria efficace de l’auteur. Style mordant, twists à foison, description chirurgicale, le ton est donné. C’est d’une efficacité au rasoir. Un vrai et vif plaisir.
